Je vais commencer par la scène qui a déclenché tout ça. Un mardi matin, 7h40, je récupère le flacon de savon liquide posé près du lavabo. Il est gluant. Une coulée séchée a formé une petite flaque beige sur le rebord. Mon plus jeune vient de se laver les mains — en appuyant dessus avec des doigts couverts de dentifrice.
On appelle ça l'hygiène ? Moi j'appelle ça une station de transfert à microbes. Et pourtant, chez nous, on nettoyait ce rebord deux fois par semaine.
C'est en cherchant une alternative que je suis tombé sur le Foamatic, un distributeur automatique qui détecte la main et libère une dose de mousse sans qu'on touche quoi que ce soit. Je l'ai commandé en me disant que ce serait un gadget de plus dans le tiroir. Deux mois plus tard, il est toujours sur le lavabo — et j'en ai racheté deux.
Ce qu'est réellement le Foamatic
Ce n'est pas un appareil médical, et il ne désinfecte rien tout seul. C'est un distributeur de savon moussant à capteur infrarouge : vous versez du savon liquide dilué dans le réservoir, l'appareil le mélange à l'air et le restitue sous forme de mousse aérienne quand votre main passe sous le bec.
La différence avec une pompe classique est plus grande que je ne le pensais. Une pompe manuelle envoie une giclée de gel concentré qu'il faut ensuite émulsionner avec de l'eau. La mousse, elle, est déjà prête : elle s'étale immédiatement sur toute la main, y compris entre les doigts. Résultat, les enfants frottent plus longtemps parce que la mousse « tient » plus longtemps.





